A l’occasion des formations, je prépare souvent des Quiz afin que les participants puissent suivre leur progression. Ces Quizz sont bâtis pour tester la mise en pratique d’un concept ou d’une fonctionnalité, en évitant les pièges sans rapport avec la mise en pratique.
Les questions posées ne sont pas destinées à faire échouer la personne qui passe le test, mais à la conforter dans les éléments étudiés.
Piège n°1 : l’accessibilité des tests
En fonction des tailles d’écran, des configurations de l’environnement ou de problèmes de vues, les questions d’un quizz peuvent tout simplement être difficiles à lire.
Pour remédier à cela, les tests disposent d’un bouton d’adaptabilité qui permet de choisir la police, la taille, les espacements de caractère et de ligne, ainsi que des couleurs différentes pour chaque ligne.
Des modes clair et sombre sont également disponibles.

Ces fonctionnalités sont disponibles grâce à l’utilisation du logiciel Opale, qui permet d’ajouter un bouton d’adaptabilité et le choix d’un thème dans les documents générés.
Opale offre en outre l’avantage de générer du code HTML dans lequel il est possible de naviguer au clavier.
Piège n°2 : les choix dans les tests
Tout ce qui peut être source de confusion dans la typographie ou la formulation est donc systématiquement éliminé.
Par exemple, j’évite le mélange des variables i,j,l ou l’utilisation des noms comme ll,l1,i1 afin de ne pas causer de confusion inutile.
De même, je ne mélange pas les réponses négatives et positives au sein d’un groupe de réponses.
J’évite également les doubles négations, comme « la syntaxe n’est pas incorrecte » plus difficile à appréhender que « la syntaxe est correcte ».
J’écris des réponses de taille comparable, avec le même niveau de détail, pour ne pas faire ressortir les bonnes réponses d’une façon ou d’une autre.
Piège n° 3 : les réponses attendues
J’indique systématiquement si une question attend plusieurs réponses, afin de limiter la perplexité de l’apprenant. Il est inutile de faire réfléchir pour rien sur des réponses supplémentaires qui ne sont pas attendues et seraient fausses.
Dans une question à choix multiple, je distingue le cas où il faut avoir coché toutes les réponses pour que le résultat soit validé du cas où une seule bonne réponse est suffisante pour que le résultat soit validé. C’est là aussi une fonctionnalité très utile d’Opale.
L’emplacement des réponses est aléatoire. Si on passe plusieurs fois de suite le même test, les réponses sont présentées dans un ordre différent. Cela évite également un biais du concepteur du test qui consiste à placer préférentiellement la ou les bonnes réponses aux mêmes emplacements.
Piège n°4 : les erreurs de compilation
Si le quizz concerne un langage compilé, je ne propose jamais de question avec une réponse : « erreur de compilation » au milieu d’autres réponses possibles.
Si le code proposé ne compile pas, la question porte sur la raison de l’erreur.
Proposer, pour un code qui ne compile pas, des réponses variées et une réponse « erreur de compilation » n’est pas une situation réaliste et ne vise qu’à essayer de piéger le candidat.
Dans les cas où il s’agit d’un problème fondamental, et non une faute de frappe, le développeur sera confronté à un message du compilateur, avec la ligne où est détectée l’erreur .
Il n’aura pas à découvrir en lisant ligne par ligne le code où il peut y avoir une erreur de syntaxe provoquant une erreur de compilation, mais à analyser la cause de l’erreur.
Piège n°5 : le code incorrect
Je m’assure que le code présenté dans une question ou une explication est correct, en mettant systématiquement un lien vers un compilateur en ligne.
Cela a deux intérêts :
- Il n’y a pas de faute de frappe qui rende le code faux et rende la question stupide, en provoquant des fausses interprétations
- L’apprenant a accès au code source, peut le compiler et effectuer des modifications pour mieux analyser le sujet, sans avoir à mettre en route son propre environnement de développement.
Piège n°6: ne pas donner d’explication
J’indique dans les questions complexes une explication soit au niveau des réponses, soit au niveau global de la question.
Il peut y avoir, dans ces explications, un lien vers un contenu de cours, sur lequel l’apprenant peut cliquer pour afficher plus d’informations. C’est, là aussi, un intérêt à utiliser Opale pour construire les supports de cours et les test.
Aller plus loin
Vous pouvez voir des exemples de ces tests en suivant ce lien. Les tests sont un travail toujours perfectibles et je vous invite, si vous avez des remarques ou des questions, à les indiquer en commentaires. Je suis toujours preneur d’idées d’amélioration.
